
Au niveau local, l’île de Madagascar est reconnue à travers la planète pour présenter une biodiversité unique et diversifiée. Ce capital naturel est néanmoins menacé par une déforestation de l’ordre de 0,53% par an entre 2000 et 2005, soit une perte nette d’environ 50 000 hectares de forêt naturelle chaque année. Préserver ces forêts peut pourtant contribuer à la réduction de la pauvreté, au développement socio-économique et à la protection de ce patrimoine naturel à la fois national et mondial. Cependant, la pression démographie (plus de 3%/an), en particulier en milieu rural, accroit la pression sur les forêts, la population locale devant répondre à ses besoins en bois et sols fertiles pour subsister. Par ailleurs, les risques potentiels de sécheresses et d’inondations dus au changement climatique devraient mener à des risques accrus d’incendie, de maladies et ravageurs, ainsi qu’à un dérèglement de la dynamique d’évolution des habitats naturels et à l’érosion des sols.

C’est dans ce contexte que Yann Arthus-Bertrand, président de la Fondation GoodPlanet et Jean-Cyril Spinetta, alors président d’Air France-KLM jettent les bases du projet en 2006. Le WWF est ensuite associé en tant qu’opérateur de terrain et c’est Madagascar qui est finalement retenu comme lieu de mise en oeuvre du projet. Le lancement officiel a eu lieu à Antananarivo en septembre 2008 avec pour objectifs de lutter contre la déforestation au travers d’appuis aux communautés locales pour le transfert de gestion des ressources naturelles et au travers de la promotion de pratiques alternatives durables face aux activités traditionnelles fortement émettrices de gaz à effet de serre et non durables.
L’ambition du Programme est de réduire la déforestation et la dégradation des forêts, de participer au développement des communautés locales tout en protégeant la biodiversité unique de Madagascar. Par ailleurs, il vise à faire avancer les connaissances scientifiques sur le carbone forestier.
Le PHCF Phase I a été mis en œuvre sur une surface totale de plus de 500 000 hectares tant en forêt humide qu’en forêt épineuse. Sur 5 sites distincts, 60 personnes (équivalent temps plein) ont été mobilisées pour atteindre les objectifs suivants :
Impacts environnementaux
Impacts socio-économiques
Fondation GoodPlanet
Laboratoire des RadioIsotopes
World Wildlife Fund
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